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Diversifier son patrimoine

Questions - Réponses

Faut-il souscrire une assurance décès pour protéger son conjoint ?

En échange d'une cotisation mensuelle, un contrat assure le versement de fonds à un ou plusieurs bénéficiaires désignés, répondant ainsi à un besoin de prévoyance. Les options de ces contrats sont variées et peuvent être adaptées selon les besoins : rente éducation pour les enfants, versement d'un capital en cas d'accident, assurance invalidité et incapacité, couverture en cas de perte d'emploi, etc. Dans la plupart des cas, les sommes versées aux bénéficiaires sont exonérées de fiscalité. Pour les Travailleurs Non-Salariés (TNS) tels que les associés gérants d'EURL et les gérants majoritaires de SARL, des solutions de prévoyance existent dans le cadre de la loi Madelin, par exemple. Cependant, il est important de prendre en compte certaines limites et points cruciaux. Tout d'abord, le coût de l'assurance-décès augmente en fonction de l'âge et de l'état de santé de l'assuré. De plus, les garanties peuvent prendre fin au-delà d'un certain âge, et le contrat peut être refusé après un examen médical, en particulier après 70 ans. Selon les contrats, plus les garanties demandées sont élevées (et les capitaux assurés importants en conséquence), plus les justificatifs et examens requis sont nombreux et stricts. Enfin, il est crucial de noter que ces contrats fonctionnent sur le principe de fonds perdus. Cela signifie que les cotisations versées ne seront jamais remboursées, même si les garanties du contrat n'ont jamais été utilisées.

Comment réagir face à une baisse de ses placements ? Les bons réflexes à avoir

Le conseil le plus crucial est de rester calme et de ne pas prendre des décisions hâtives et impulsives. Au-delà de cette recommandation évidente, il est essentiel de mener une analyse rationnelle des raisons de la baisse. La maîtrise des émotions et le maintien d'une approche rationnelle sont essentiels. Placer son investissement dans le contexte de sa stratégie patrimoniale globale permet généralement de comprendre les fluctuations (volatilité) de ses actifs. Analyser la baisse en fonction de la classe d'actif est également crucial. Pour un placement coté, il est nécessaire de déterminer si la variation est due à une baisse générale des marchés ou à une erreur de sélection des supports de l'allocation. Dans le cas d'un placement non coté, il convient d'examiner s'il est dans les premières années d'investissement ou proche de son terme. Replacer l'investissement dans la stratégie patrimoniale globale est une étape suivante. Si l'intérêt initial du placement est confirmé par l'analyse, l'investisseur doit vérifier le niveau des liquidités de son patrimoine. Si nécessaire, des ajustements peuvent être faits en cédant une partie des placements, en privilégiant ceux qui ont évolué conformément aux objectifs initiaux. Il est important de souligner que la baisse de la valeur d'un actif peut être perçue comme une opportunité pour se repositionner. Profiter d'actifs décotés lors d'une baisse des marchés cotés ou immobiliers peut être une stratégie judicieuse, notamment si l'investisseur dispose de liquidités à investir sur le long terme. La citation de Warren Buffet, "Ayez peur quand tout le monde est avide ; soyez avide quand tout le monde a peur", résume bien l'approche contrariante et contracyclique recommandée dans de telles situations. En d'autres termes, adopter une attitude à contre-courant peut être bénéfique.

Pourquoi diversifier son patrimoine grâce au Private Equity ?

Le Private Equity, qui englobe les fonds d'investissement non cotés en bourse, offre la possibilité de diversifier son patrimoine financier à travers des participations dans des PME et ETI (entreprises de taille intermédiaire). Cette classe d'actifs, souvent sous-utilisée par les investisseurs, représente un nouveau moteur de performance décorrélé des marchés financiers cotés tels que la Bourse. Contrairement au Public Equity qui concerne les actions cotées (comme celles du CAC40 ou du Dow Jones), le Private Equity se réfère aux titres non cotés, comprenant principalement des actions et des obligations. Les fonds de Private Equity investissent dans des entreprises en prenant des participations sous forme d'actions et/ou d'obligations. Ces investissements, réalisés aux côtés des emprunts bancaires, servent de levier financier aux entreprises pour leur financement et leur expansion. Les gestionnaires de fonds s'impliquent activement dans la direction des entreprises dans lesquelles ils investissent, apportant leur expertise et leur réseau. Pour les particuliers détenant des parts de fonds, les investissements deviennent tangibles avec la réception régulière de rapports semestriels expliquant les participations, la stratégie et les performances. Cela permet aux investisseurs de contribuer activement au financement de l'économie réelle, notamment en soutenant le développement de start-ups et la création d'emplois. Le Private Equity devient plus accessible aux particuliers cherchant à diversifier leur patrimoine financier, avec des fonds approuvés par l'AMF. Les investisseurs ciblant ce type de placement visent des rendements élevés (généralement de 6% à 10%) en échange d'un risque plus important, avec une période de blocage souvent comprise entre 6 et 10 ans. Bien que le rendement/risque soit favorable sur le long terme, la liquidité reste limitée. Le choix minutieux de la société de gestion et une allocation diversifiée en termes de styles de gestion, secteurs d'activité, tailles d'entreprises, actions et/ou obligations sont des aspects essentiels de la stratégie financière dans ce domaine.

Comment faire pour donner du sens à ses placements ? Qu’est-ce que l’Investissement Socialement Responsable (ISR) ?

Depuis environ une décennie, un mouvement prenant de l'ampleur, appelé Investissement Socialement Responsable (ISR), attire de plus en plus l'attention, probablement en réponse à la prise de conscience mondiale des enjeux écologiques. Initialement lancé par des entités morales telles que grandes sociétés, fondations et associations, ce mouvement s'étend désormais aux particuliers. L'ISR intègre activement les critères ESG (Environnementaux, Sociaux et de Gouvernance). Pour donner du sens à un investissement conforme aux convictions d'un client engagé dans une démarche ISR, le gestionnaire de patrimoine doit approfondir ses connaissances sur le sujet. La question centrale réside dans l'impact de l'investissement sur la société dans son ensemble. De nombreux fonds proposent aujourd'hui de mesurer l'impact de l'investissement, par exemple en comparant les émissions de carbone entre les sociétés du CAC 40 et celles du fonds ISR. Il existe plusieurs approches de l'ISR, la plus courante étant la méthode "Best In Class", privilégiant les sociétés les plus vertueuses en termes ESG, comme celles du CAC 40. Une autre approche consiste à exclure certains secteurs tels que les armes, le tabac ou la pornographie. Enfin, les fonds thématiques investissent dans des secteurs durables tels que l'eau, le bois ou l'efficacité énergétique en milieu urbain. Toutes nos allocations, des plus prudentes aux plus offensives, sont disponibles en ISR, et nous analysons en détail les fonds pour les sélectionner avec soin, évitant ainsi les pratiques de "greenwashing" à des fins purement marketing. Certains fonds ISR répondent aux Objectifs de Développement Durable (ODD) des Nations Unies, tels que l'éducation, l'égalité des sexes et la lutte contre les changements climatiques. Le domaine obligataire évolue également autour des thèmes ISR, avec notamment l'émission de "Green Bonds" qui visent à financer des projets verts et durables. Ces fonds ISR ont un impact réel sur les entreprises, les forçant à respecter les critères ESG pour éviter une baisse de cours. Bien que l'ISR ne doive pas entraîner une sous-performance par rapport aux gestions traditionnelles, des variations à court terme peuvent survenir en raison de facteurs sectoriels. Cette démarche peut s'étendre au-delà des fonds, incluant des investissements immobiliers respectueux de critères environnementaux et sociaux. Enfin, pour ceux dont l'objectif est philanthropique, la souscription de parts de fonds de partage peut également avoir du sens

Faut-il investir en FIP, FCPI, FIP Corse ou Outremer pour défiscaliser son impôt sur le revenu ?

Les produits de défiscalisation sont proposés par divers intervenants tels que les banques privées, les cabinets de gestion de patrimoine et les sociétés de gestion directe. Les Fonds d’Investissement de Proximité (FIP) et les Fonds Communs de Placement dans l’Innovation (FCPI) sont des instruments purement dédiés à la défiscalisation. Les sociétés de gestion créent ces fonds pour investir les fonds confiés par les souscripteurs dans des PME, faisant de ces derniers des propriétaires de parts dans les fonds correspondants. Les FIP et FCPI, malgré un risque élevé de perte en capital et une période de blocage de 6 à 10 ans, offrent une réduction d'impôt sur le revenu de 25% (auparavant 18% jusqu'au 10 août 2020). Les FIP, orientés vers des régions spécifiques, sont généralement moins risqués que les FCPI, qui investissent dans des entreprises consacrant une part importante de leur chiffre d'affaires à la recherche et développement. Certains FIP ciblent des zones géographiques spécifiques comme la Corse et l'Outre-Mer, bénéficiant d'une réduction d'impôt plus élevée de 30% (38% avant le 10 août 2020). Cependant, il est crucial de noter que cette réduction d'impôt est conditionnée par des critères spécifiques des sociétés de gestion, telles que la taille et les dépenses en recherche et développement. La fiscalité de ces investissements offre une réduction d'impôt de 25% ou 30% l'année suivant l'investissement, avec des plafonds d'investissement fixés pour chaque catégorie. Ces réductions entrent dans le plafonnement des niches fiscales à 10 000 € et seuls les prélèvements sociaux de 17,2% sont dus sur les plus-values à la sortie. Le choix des meilleurs FIP/FCPI nécessite une attention particulière à la société de gestion, évaluant des aspects tels que l'expérience, la stabilité des gestionnaires et la performance passée des fonds. La diversification des types de fonds, des sociétés de gestion et des zones géographiques est recommandée dans le cadre d'une stratégie patrimoniale. Il est crucial de noter que ces investissements présentent des frais de gestion élevés, dépassant souvent 3%, et le risque en capital est significatif par rapport à l'avantage fiscal limité à 25% ou 30%. La durée de blocage s'étend sur 6 à 10 ans, et le risque d'illiquidité est réel, en particulier pour les FIP investissant dans de petites sociétés régionales. Notre avis sur ce type de placement est très réservé, surtout depuis l'augmentation de la réduction d'impôt en août 2020, car la défiscalisation ne devrait pas être au cœur d'une stratégie patrimoniale, privilégiant des approches plus durables qui agissent sur l'assiette de l'impôt plutôt que sur l'impôt lui-même.

Pourquoi souscrire un PER ? (Plan d’Epargne Retraite)

Le Plan d'Épargne Retraite (PER), créé en 2019 pour simplifier et regrouper les dispositifs d'épargne retraite existants, se décline en trois catégories principales. La première catégorie, le PER Individuel, remplace le PERP et le Madelin. La deuxième catégorie, le PER Collectif, correspond à l'ancien PERCO, tandis que la troisième catégorie, le PER Obligatoire, est équivalente à l'article 83. Chacune de ces catégories comporte des compartiments qui différencient les versements volontaires, ceux de l'entreprise et les versements obligatoires, déterminant ainsi la fiscalité à la sortie du plan. Le PER s'adresse aux actifs de tous âges souhaitant préparer leur retraite. Les versements volontaires effectués par l'épargnant sont déductibles des revenus imposables, ce qui bénéficie particulièrement aux contribuables des tranches marginales d'imposition de 30%, 41% ou 45%. Les plafonds de versements et la hiérarchie fiscale varient selon les dispositifs. Les PER Collectifs, par exemple, peuvent inclure intéressement, participation, abondement, droits inscrits en CET, avec des avantages fiscaux spécifiques. Les PER Individuels permettent des versements déductibles dans la limite de 10% du salaire net imposable, avec des règles spécifiques pour les travailleurs indépendants. L'innovation majeure du PER réside dans la possibilité de retirer des fonds pendant la phase d'épargne pour acheter une résidence principale, bien que cela entraîne une fiscalité spécifique. Le plan offre également des options de sortie anticipée en cas de situations difficiles telles que le surendettement, l'invalidité, la cessation d'activité non salariée, ou le décès du conjoint. L'épargne retraite étant un investissement à long terme, il est recommandé d'adopter une approche d'investissement à horizon lointain et d'opter pour des versements mensuels programmés, surtout si l'on choisit des supports d'investissement offensifs, en cohérence avec le profil de risque et la stratégie patrimoniale de l'investisseur. Lors de la sortie du PER à la retraite, le titulaire peut choisir entre du capital, une rente viagère, ou une combinaison des deux, en fonction de ses besoins et de sa stratégie patrimoniale. La possibilité de choisir la forme de la rente, réversible ou progressive, offre une flexibilité supplémentaire en fonction des objectifs financiers de l'investisseur.\

Quels sont les différents critères à étudier avant d’acheter des parts de SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) ?

La SCPI (Société Civile de Placement Immobilier) est une option d'investissement populaire, mais son utilisation nécessite une intégration minutieuse dans la stratégie patrimoniale de chaque investisseur. Des conséquences négatives peuvent résulter d'un investissement mal adapté, en particulier en ce qui concerne la pleine propriété ou le démembrement, ainsi que le choix entre des SCPI investissant en France ou à l'étranger. Il est essentiel de ne pas se tourner vers un vendeur de SCPI dont la principale activité est la distribution de ces placements. Un cabinet indépendant de gestion de patrimoine, tel que le nôtre, recommandera l'investissement en SCPI uniquement s'il est adapté à la situation patrimoniale de l'investisseur. De plus, un suivi continu de cet investissement, à la fois sur le plan patrimonial et fiscal, est nécessaire pour garantir sa pertinence au fil du temps. Le rôle du conseiller consiste à effectuer une allocation diversifiée sur un horizon d'investissement à long terme, préservant au maximum le patrimoine investi en périodes de crise et assurant un rendement optimal à terme, net de fiscalité. Concernant les critères de choix, la première étape est d'examiner la société de gestion, qui doit être solide et disposée à gérer efficacement le parc immobilier. Ensuite, il convient de valider la stratégie des différentes SCPI, en se penchant sur des aspects tels que la diversification géographique, les types d'investissement, l'utilisation éventuelle de l'effet de levier financier, la qualité et la diversité des locataires. La taille de la SCPI peut également influencer le choix, avec une attention particulière à éviter les SCPI trop petites qui pourraient entraver la revente des parts en période de crise immobilière. Des critères financiers purs, tels que le rendement offert par la SCPI, doivent également être évalués. Une SCPI offrant un rendement plus élevé peut présenter un niveau de risque supérieur, ce qui nécessite une analyse approfondie du rendement par rapport au risque. D'autres indicateurs financiers, tels que le Taux d'Occupation Financier (TOF), le Report à Nouveau (RAN), et les provisions pour travaux, sont également cruciaux pour évaluer la stabilité et la viabilité à long terme de la SCPI.

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