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Newsroom

Analyse hebdomadaire des marchés financiers - Semaine du 1 mars 2024

Points clés à retenir

  • Reflux de l'inflation en bonne voie, mais seuil de 3% pour les prix core persiste

  • Inflation totale en zone euro passe de 2,8% à 2,6%, sous-jacente de 3,3% à 3,1%. Aux États-Unis, indice PCE à 2,4%, core à 2,8%

  • FED et BCE maintiennent leur lutte contre l'inflation malgré tensions en baisse

  • Hausse moyenne des salaires en zone euro ralentit à 4,5%, aux États-Unis, légère hausse à 4,5%

  • Marchés financiers favorables aux actions en février, avec perspectives positives sur la baisse des taux en 2024

  • Redressement du marché chinois, mais contraintes des investisseurs institutionnels

  • Risques politiques et géopolitiques peuvent contrarier la tendance positive pour 2024

 

Notre analyse complète

Les dernières statistiques d'inflation montrent que son reflux est en bonne voie mais le seuil de 3% pour les prix core, c’est-à-dire hors prix de l’énergie et alimentaire, vont encore résister quelques temps.


En zone euro, l’inflation totale passe de 2,8% en janvier à 2,6%, et l’inflation sous-jacente de 3,3% à 3,1%. Nous observons une tendance comparable aux États-Unis avec la publication de l’indice PCE qui se rapporte encore au mois de janvier : 2,4 % contre 2,6% en décembre et 2,8% vs 2,9% pour la donnée core.


Néanmoins, la FED et la BCE ne devraient pas interrompre leur lutte contre l’inflation dès maintenant, même si les tensions sur les prix s’amenuisent. La hausse moyenne des salaires en zone euro sur un an décélère à 4,5% (vs 4,7%), alors qu’aux États-Unis elle remonte légèrement à 4,5% puisque l’activité n’est pas passée en récession. Le dernier ISM manufacturier remonte à 52,2 points. La vigilance est donc toujours nécessaire, notamment sur les prix des services. L’indicateur PMI des services en zone euro vient de se redresser en passant à 50 points. La forte confiance des ménages aux États-Unis commence à s’étioler puisque l’indice du Conference Board diminue à 106,7 points contre 110,9 points précédemment. Ces éléments ont freiné la hausse des taux d’intérêt obligataires, le taux à 10 ans américain termine la semaine sous 4,30% et son homologue français sous les 3%.


Dans ce contexte, la « lutte des classes d’actifs » a clairement été en faveur des actions sur ce mois de février. Les marchés financiers ont été portés par des publications de résultats globalement de bonnes factures, allant des valeurs cycliques comme dans l’automobile avec Stellantis, jusqu’aux valeurs de croissance comme Nvidia. Le scénario privilégié par les investisseurs est que les taux directeurs pivoteront bien à la baisse en 2024. Dans cette perspective, les placements sécuritaires et monétaires à court terme perdront de leur attractivité ; ce qui justifie des réallocations dès maintenant sur les actions dont les résultats et perspectives annoncées sont globalement positives.


Les petites et moyennes capitalisations n’en bénéficient toujours pas. En revanche, depuis le début de l’année en Asie, le marché chinois semble enfin se redresser (prés de + 10% pour l’indice de la bourse de Shangaï en février / attention cependant, la hausse est en partie biaisée par des contraintes de flexibilité des investisseurs institutionnels chinois concernant leurs interventions sur les marchés de capitaux locaux). Le parti communiste chinois débute son congrès annuel et beaucoup attendent que le Premier ministre Li Qiang présente à l’Assemblée Populaire un plan de relance ambitieux, après une année 2023 marquée par une croissance d’environ 5%, et des indicateurs encore mitigés à l’image du PMI manufacturier qui ressort à 49,1 points, toujours en territoire de contraction (sous les 50 points).


Attention cependant que cette belle histoire pour 2024 : baisse à venir des taux, résultats d’entreprises en hausse (entre +5% et +12% attendus de l’Europe aux USA) ne soit pas contrariée par des éléments politiques et géopolitiques, avec des sujets multiples tels que les élections américaines, des propos qui rappellent la guerre froide mais cette fois entre l’Europe et la Russie… autant de sujets à surveiller qui pourraient remettre en cause la tendance positive.


Évolution des principaux indices financiers


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